Archives du mois

janvier 2019

    Laura Vignot : sa préparation

    Laura Vignot : sa préparation

    par Spyros

    Tu es encore une jeune coureuse, tu as déjà fait de bons résultats, tu penses avoir une marge de progression importante ?

    Oui… Enfin, j’espère, parce que parfois, je me pose des questions par rapport à mes séances. J’avais déjà connu une phase de stagnation il y a quelques temps, et là, j’ai l’impression d’en connaître à nouveau une surement dû à mon insatisfaction par rapport à mes chronos sur piste.

     

    Comment sont organisés tes entraînements ?

    Mon travail d’éducatrice spécialisée à l’IME Georgette Bert, avec mes horaires 9 H, 17 H, me donne la possibilité de m’entraîner tous les jours. Mais je me suis un peu calmée. Je suis actuellement sur deux entraînements et 3 footings hebdomadaires. J’essaie également de positionner un entraînement de renforcement musculaire, mais je n’y arrive pas toutes les semaines.

    Sur ces entraînements, le repère c’est le chrono. Au début, j’avais les yeux rivés sur le chrono, mais progressivement j’arrive à m’en détacher. J’arrive à reconnaître mon rythme, mon allure, je peux faire plus confiance en mes sensations.

    Tu assimiles facilement ces entraînements ?

    J’arrive parfois fatiguée à l’entrainement, et en ressort encore moins fraiche! J’ai un métier qui peut être usant mentalement, nerveusement. Autant la course peut être régénérante à intensité faible mais le fractionné nécessaire à la performance, au contraire, amplifie la fatigue. Ma forme est donc cyclique avec des périodes très bonnes et d’autre où je vais être dans un creux négatif. je crois que je me mets trop d’attentes et trop de pression certaines fois.

    C’est ma première saison complète et en ce moment, au mois de novembre, c’est dur! Heureusement que les résultats sont satisfaisants. Mais là, je suis un peu fatiguée, partie sur 7 séances hebdomadaires, je suis redescendu à 5. Physiquement cela devenait très dur, avec des maladies à répétition et moralement en étant irritable!

    Tu as un entraîneur ?

    En fait, je suis licenciée à Oloron, mais mon coach, c’est Jean Marc Thuilleaux, un palois. C’est une bible de l’entrainement et suit beaucoup de jeunes. C’est un bénévoles passionné par la course et la préparation.

    Cela évite la lecture et la prise en compte d’informations venant de droite ou de gauche qui me stresseraient énormément auparavant. Je me connais aussi de mieux en mieux et m’écoute plus. Si je n’ai pas envie de m’entraîner, je n’y vais pas. Je suis plus maître de moi-même.

    Lors des championnats de France de cross, ou sur 10 Km, tu as déjà eu l’occasion de te frotter aux meilleurs coureuses nationales, est ce que cela t’amène à modifier ta préparation ?

    Sur les France de cross, je n’ai absolument pas réussi à accrocher les meilleures. Les conditions météos n’étaient pas bonnes et surtout, je pense que je n’étais pas du tout préparée à affronter une telle épreuve. Déjà, le parcours faisait plus de 9 km, j’ai été en souffrance du début à la fin ! Ça ne m’arrive pas souvent d’avoir ces idées là, mais dès le premier tour, je voulais abandonner. J’ai dû faire appel à mon petit mental pour finir. C’est pour ça que je veux revenir sur cette course, pour effacer ces mauvais souvenirs et améliorer ma place. Pour être performante, il faut sortir de sa zone de confort, se mettre dans la difficulté, aller dans ses propres retranchements, ce n’est pas tout le temps mon fort!

    Quels sont tes lieux d’entraînement favoris ?

    J’adore la piste. Et oui, je prends autant de  plaisir à courir en rond qu’en montagne.

    Le stade André Lavie à Pau est donc un de mes endroits privilégiés. Mon entraineur est là sur toutes les séances. Il m’aide à corriger mes postures, il modifie mes allures.

    Quelle durée pour ces séances ?

    C’est variable, parce qu’en fait, j’ai tendance à beaucoup traîner, à discuter à droite et à gauche. Mais la séance en elle-même dure à peu près une heure.

    As-tu d’autres activités en complément à la course sur ta préparation ?

    J’essaie de faire régulièrement des étirements et quand je peux, je case une séance de renforcement musculaire le samedi. Mais j’ai du mal à m’y tenir parce que je prends sur mon temps de repos.

    Et un peu de Home Trainer que je connecte à une application qui me permet de pédaler contre d’autres sportifs un peu partout dans le monde. Quand je l’utilisais, je me suis tapé des cols contre un japonais ! J’avoue que c’est assez drôle, c’est super prenant !

    Es-tu une fan des outils numériques ?

    Beaucoup moins que certain(es)! Je ne suis pas une utilisatrice de Strava par exemple. La seule chose qui m’intéresserait serait de trouver de nouveaux parcours pour faire des sorties. En fait, surtout en hiver, la nuit tombe tôt et il n’y a pas beaucoup de possibilités pour faire des footings le soir. Il faut que le sol soit lisse pour ne pas se blesser malgré l’utilisation de la frontale. Il y a aussi des endroits où je ne suis pas très sereine toute seule.

    Tu as évoqué ta préparation, est ce que tu fais attention à ton régime alimentaire ?

    Je ne suis absolument pas à cheval sur des principes d’alimentation. Hormis le fait de ne pas manger de féculents le soir,  je ne fais pas attention car j’adore manger ! Je me lève, il me tarde de prendre mon petit déjeuner.  Je veux manger du chocolat, je mange du chocolat! Je ne suis pas non plus à un très haut niveau, Il m’arrive aussi de sortir, de boire un verre. La course n’est pas mon métier, je ne me prends pas la tête. Avant une course, j’évite les écarts la semaine qui précède, je fais un peu plus attention, mais c’est tout.

     

    0 commentaire
    0 FacebookTwitterLinkedinWhatsappEmail