Julie GRUNENBERGER : ses conseils entraînement & alimentation – part 3

par Spyros
Julie GRUNENBERGER : ses conseils entraînement & alimentation – part 3

La progressivité dans les objectifs
La course en général, les trails en particuliers sont très à la mode et attirent beaucoup de nouveaux coureurs. Moi, je fais le choix de m’appuyer sur une progressivité dans mes objectifs. Par exemple, je viens à peine de courir mon premier marathon à La Rochelle. Tout le monde me disait que j’allais le passer facile, parce que j’avais couru des trails de plus longue distance. Mais je n’avais pas de repères sur le goudron pour une telle distance. En effet, au-delà de terminer, je m’étais fixé un objectif de temps que j’ai réalisé, et j’ai même fait un petit peu mieux (3 H 15). Je préfère fonctionner de cette manière, dans cette progressivité, parce que je vois trop de concurrents qui se sont surestimés ou qui se sont lancé des défis très au-delà de leurs potentiels réels en lien avec leur entraînement. Ils partent sur des distances trop élevées et ne réalisent pas la difficulté du terrain, tant du point de vue des dénivelés comme des aspects techniques. C’est dangereux, parce qu’à mon avis c’est une des causes de blessures comme des entorses par exemple qui surviennent généralement quand tu es fatigué, moins lucide. En même temps, je me suis moi-même fait une entorse de la cheville, cela veut dire que personne n’est à l’abri d’un accident. Je crois que la course doit rester un plaisir et l’engagement dans l’effort doit être proportionnel à ce que tu réalises à l’entraînement. Le choix des courses est très important dans cette dynamique et il ne faut pas se laisser enflammer et se lancer dans tel ou tel objectif parce qu’on est attiré par la renommée de telle ou telle compétition. Je ne trouve rien de plus triste qu’un concurrent qui abandonne parce qu’il s’est complètement trompé d’objectif. Comment pourra-t-il rebondir, prendre du plaisir dans la course ?

La suite est ici ou sur l’app Kapp10 !

Vous devriez aussi aimer