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Laura Vignot : la petite paloise qui monte …

Laura nous a accordé cette interview après sa journée de travail d’éducatrice spécialisée avant de partir pour une séance de footing de début de soirée.

Si nous commencions par un retour sur ta saison de course ?
Je viens de terminer ma vraie première année complète de course à pied. De fait, je ne coupe pas vraiment parce que je suis dans la préparation de la saison de cross qui constitue pour moi un premier gros objectif avec les championnats de France. Cette année j’ai été obligée de m’arrêter un mois suite à la pose de points de suture après une chute sur le GTVO. Mais attention, j’avais terminé mon relai !
Si je devais faire un bilan, je crois qu’il serait plutôt positif, avec de belles victoires sur la Féminine, à Ibos également, sur des 10 Km sur route, de jolies découvertes sur des trails comme au GTVO donc, que j’ai couru en relais avec Jean Baptiste Cuyala, l’Euskal Trail avec une troisième place sympa en duo avec Dimitry Martins.
Sur le cross, ma participation aux championnats de France m’a montré le chemin que je devais encore accomplir sur cette discipline.

Comment es-tu venue sur la course à pied ?
Je suis arrivée sur la course à pied par le biais de la Féminine. Je me sentais un peu à l’aise en course et je me suis dit, pourquoi pas essayer sur cette compétition. Je sentais une petite lassitude au niveau du hand. Cela faisait 20 ans que j’étais sur ce sport et j’arrivais à un moment où j’avais envie de découvrir autre chose.
Le hand a été mon premier sport, j’avais des copines qui y jouaient. J’ai adoré ce sport collectif, c’était devenu une passion. Mais j’ai toujours aimé courir. J’avais fait beaucoup de cross avec ma sœur.
C’est dans les gênes, c’est dans la famille. Je suis issue d’une famille très sportive.
Dès que j’ai basculé sur la course, ça a été dans l’idée de réaliser des performances, cela ne veut pas dire que je pensais que j’allais tout gagner, mais que je pouvais viser une progression sur mes chronos.

Piste, 10 km, cross, Trail, tu es une touche à tout !
Oui ! Et j’adore ça ! Je n’ai pas envie de me cantonner sur une seule discipline.
Mes objectifs à venir, cela va être les cross. Participer aux championnats de France et améliorer la place réalisée l’an dernier. C’est vrai que c’était ma première. Cela n’a vraiment pas été terrible, je ne savais pas comment aborder cette compétition, comment m’échauffer, je sais que j’ai fait un peu n’importe quoi.
Je veux aussi améliorer mon temps sur 10 Km. Sur cette distance, j’ai un temps cible que je veux atteindre. Mon but, c’est 36 30 sur 10. Tant que je n’aurai pas atteint cet objectif, je ne basculerai pas sur autre chose. Pour moi c’est un temps référence, qui me placerait parmi les bonnes coureuses. Je crois que localement, à ma connaissance en tout cas, peu de coureuses ont réussi ce temps.

Tu te lances sur le trail pourquoi ce choix
Je prends vraiment beaucoup de plaisir à courir un trail. C’est très différent de la course sur route. Je trouve qu’il y a une super mentalité. On voit plein de paysages, on a du dénivelé positif, du dénivelé négatif. On est dans la souffrance, on est dans le bonheur, il y a de grands changements d’allure. C’est cette variété, ce manque de monotonie qui me plait. C’est plein de rebondissements. Sur 10, tu files tout droit, ton rythme est calé au chronomètre.
Mais je garde cette volonté de performer sur un 10 tant que je suis jeune. Je veux encore gagner de la vitesse. De toute manière cette vitesse sera toujours bénéfique même sur un trail. Je pense que c’est un travail de base que ce soit pour de la course sur piste comme pour des portions de trail. Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience, mais il me semble que cela va me servir.

Tu n’envisages pas de passer sur du semi-marathon ?
Le semi marathon ne m’attire pas du tout. Le 10 KM, c’est de la souffrance par rapport à l’allure à laquelle j’aspire le courir. Alors, pour moi, m’inscrire sur semi, ce serait avec l’ambition de performer : je ne le sens pas du tout. La course sur route au-delà du 10, ça ne me plait pas. C’est trop monotone … les semi-marathoniens vont me lyncher !

Cette année tu as vécu de belles expériences sur des trails
Sur le GTVO, j’ai couru en relais, donc 35 Km. J’ai adoré, je n’ai pas le droit de dire que je l’ai fait facile, parce que j’en ai bavé sur certains dénivelés, mais ça a été une super expérience. Je ne garde pas de mauvais souvenir. Bien sûr, il y a eu des passages plus difficiles, et je sais que cela me donne envie de me consacrer à ce type de courses. Mais tant que je suis jeune, mes participations à ce type de course resteront ponctuelles. Pour le plaisir. Le GTVO en solo, c’est clair que je ne m’y lancerai pas avant 5 ans je pense.

Tu n’es donc pas prête à basculer tout de suite
Comme tout le monde, dans la région, je suis les performances exceptionnelles des très bons coureurs locaux comme Jocelyne Pauly, Maxime Cazajous ou Jérôme Mirassou. Bien évidement je suis admirative. Mais ils sont sur de la très longue distance, et pour le moment, je ne me vois pas du tout sur de tels formats de courses.
C’est sûr que je vais me mettre sur du trail plus tard, mais quand je vois l’investissement auquel il faut consentir : courir en montagne avaler du dénivelé … Cela demande un investissement déjà en temps et je ne vois pas comment je pourrais faire. Par exemple, le temps nécessaire pour aller de Pau en Vallée d’Aspe ou d’Ossau pour aller s’entraîner, c’est quelque chose que j’ai du mal à concevoir aujourd’hui, en tout cas avec les contraintes qui sont les miennes. Je n’ai pas envie de m’investir à un tel niveau … au moins pour le moment.
Cette année, j’ai seulement fait une préparation spécifique pour la Skyrhune et j’ai vu le temps que je devais y consacrer …Cela a duré 5 ou 6 semaines, je ne pourrai pas me caler sur ce volume d’entraînement toute l’année.
C’est sûr que ces coureurs procurent une part de rêve. Si on regarde quelqu’un comme Maxime Cazajous, cela ne fait pas finalement si longtemps que ça qu’il a commencé la course et quand tu vois le niveau auquel il est aujourd’hui. Les capacités et les performances de Jocelyne Pauly sont impressionnantes !