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Olivier Couilhen : Un hyperactif à la découverte du trail (1/2)

Dans cet article, Olivier Couilhen nous parle de sa passion pour le trail ainsi que sa préparation physique.

Kapp 10 – Avant de vous lancer sur le trail, quelle était votre pratique sportive ?
Olivier Couilhen – J’ai toujours aimé courir. Courir autour de chez moi, ça a toujours été un plaisir, un besoin. J’ai joué au rugby aussi. J’étais sur une dimension de sport collectif plaisir, de la convivialité. J’avais une grosse condition physique, mais j’avais des difficultés pour maîtriser le sens du jeu. Quand mes copains ont basculé sur la compétition sérieusement, je m’en suis retiré. En fait, je me régalais plus pendant les séances de préparation physique que pendant les matchs.

Je suis venu progressivement sur les trails, parce que j’ai des copains, des collègues de travail qui pratiquaient. Ce sont eux qui m’ont petit à petit donné envie de m’essayer. C’est vrai que cette ambiance est stimulante. Il y a évidemment un peu de chambrette, de défi, mais en même temps c’est aussi une ressource. Tu profites des conseils des uns et des autres.

K10 – Vous ne vous êtes jamais essayé à la course sur route, des 10 km, des semi-marathons ?
OC – Je ne suis pas attiré par la course sur route. Le trail, la course nature, m’a de suite plu. Notre région est quand même favorable à ce type d’activité ! Ce j’aime bien aussi, ce sont les raids multisports. La variété des efforts me plait bien. La dimension de l’équipe c’est quand même agréable. C’est sympa pendant la course, mais c’est aussi une source de motivation pour l’entraînement. J’aime bien le vélo. J’arrive à m’entraîner parfois sur la route. Le VTT c’est sympa aussi et cela me permet de participer à des courses comme le VTT Trail à Oloron ou le Raid de l’Ouzom.

K10 – Où trouvez-vous des ressources, des conseils pour ta préparation ?
OC – En fait, pour mes entraînements et ma préparation en général, je m’appuie sur des lectures sur Internet, sur l’avis de copains qui sont sur la course à pied ou sur le vélo et qui ont plus de vécu que moi. Je me suis fait conseiller par une amie médecin qui m’a mis en relation avec une nutritionniste. Elles m’ont aidé à modifier mon alimentation. Je pensais que c’était un levier fort de progression. Je me rendais compte qu’en fait, je grignotais tout le temps dans la matinée et j’avais de gros coup de pompe dans la journée. J’ai suivi leurs conseils et j’ai réglé ces soucis.

K10 – Comment construisez-vous vos séances d’entraînement et votre préparation ?
OC – Pour moi, la pratique du sport correspond à un besoin physiologique, c’est aussi une question d’équilibre pour ma vie en général. Je suis plutôt hyper actif … hyper nerveux aussi ! Je fais du sport quasiment tous les jours. Mes séances sont variées et en fait sont limitées par mes possibilités en lien avec mon travail. Mes journées commencent très tôt, vers 7 heures du matin et peuvent se terminer très tard selon mon emploi du temps, parfois vers 19 Heures. Cela fait donc une grande amplitude horaire. Je joue donc sur la coupure de midi pour placer des séances d’entraînement. Cela peut se passer en salle ou alors j’essaie d’aller courir ou même parfois, j’arrive à placer une sortie vélo.

En ce qui concerne les contenus des séances que je réalise en salle, le but, c’est qu’ils soient proches de mes besoins pour le trail et qu’ils m’aident à progresser. Je travaille la puissance et l’explosivité des jambes. Je travaille aussi en fractionné pour améliorer ma vitesse. Il m’arrive de prendre des conseils auprès des profs de la salle. C’est une de mes problématiques, comment faire en sorte de me rapprocher le plus possible de l’effort en course pour que ces entraînements soient vraiment efficaces.

K10 – Sur quels paramètres pensez-vous avoir progressé ?
OC – Je pense que j’arrive à beaucoup mieux réguler mes courses. L’an dernier j’avais explosé dans le 25 kilomètres du Montan’Aspe parce que je m’étais mal alimenté pendant la course. Quelques semaines plus tard, j’ai couru le Marathon de Larrau et je l’ai très bien passé. Pourtant la course était bien plus difficile. Je me suis bien alimenté et je me suis calé sur des allures et des intensités d’efforts qui m’ont permis de terminer dans le milieu du peloton. C’est pour moi une bonne performance.

A 46 balais, je n’ai pas la prétention de tout gagner. Par contre, j’ai bien envie de courir de beaux trails en profitant des paysages et en me faisant plaisir !… Et puis, si je peux grappiller quelques places …