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Sylvie Berriex : « J’ai toujours été portée par un esprit de compétition » (1/3)

Sylvie Berriex, compétitrice passionnée de sport, nous a accordé une interview pendant laquelle elle a évoqué son parcours sportif, ses objectifs et ses projets.

Kapp10 – Tu as toujours été sportive ?
Sylvie Berriex – Et bien j’ai calculé, cela fait 25 ans que je cours ! J’ai toujours été portée par un esprit de
compétition, par cette envie de faire mieux, de progresser. Mais j’ai baigné dans cette culture : ma mère était professeur d’EPS, une sœur était professeur d’EPS, c’était un peu … il faut s’envoyer ! On n’a rien sans rien ! Je pense que c’était un peu le discours ambiant chez moi. Avant la course, j’ai commencé dans la natation, pendant dix ans. Je jouais aussi un peu au tennis. Pour la natation, j’ai fait de la compétition, j’allais aux championnats de France. J’étais à Clermont-Ferrand, parce que j’y ai passé ma jeunesse. Depuis l’âge de 8 huit ans j’ai nagé à un bon niveau avec un entraînement tous les jours, voire deux fois par jour entre 15 et 18 ans.

K10 – C’est la pratique de la natation qui t’a forgé cette habitude d’entraînement ?
SB – Oui, je me suis forgé une grosse endurance. C’est sûr que je me suis construite sportivement grâce à la natation. Et puis tu apprends à t’entraîner à la dure parce que ce n’est pas toujours très marrant…
Je nageais au Clermont Natation, c’est un grand club, très structuré. Les entraîneurs venaient nous chercher entre midi et deux, au collège ou au lycée, on repartait en cours pour l’après midi. Globalement, cela ressemblait un peu à un sport étude.

K10 – Jusqu’à quel âge as-tu nagé ?
SB – J’ai arrêté la natation après le BAC, parce que c’était trop contraignant, je ressentais aussi une certaine lassitude. Il arrive un moment où il faut faire des choix, notamment par rapport aux études. Il y a aussi le niveau auquel tu te situes. Je me qualifiais pour les championnats de France, mais je devais être classée parmi les cinquante meilleures nageuses, mais je n’avais pas le niveau pour performer, pour atteindre le sommet de l’élite.

K10 – Comment se fait-il que tu bascules ensuite sur la course à pied ?
SB – A l’arrêt de la natation, je faisais un peu footing parfois et aussi du tennis, parce que j’en avais fait plus jeune. Un peu de compétition là aussi, quelques tournois, des interclubs. J’étais classée aussi, jusqu’à 30/1 je crois. C’était du sport loisir. Je ne me préparais pas de manière structurée. Je ne programmais rien.

Pour moi, le tournant se situe au moment ou après avoir suivie une filière universitaire en Biologie, je deviens professeur des écoles et je suis nommée dans le Lot et Garonne. Un responsable du club d’athlétisme d’Oloron, Germain Jouchoux, me conseille de me rapprocher de Messaoud Settati qui entraîne des coureurs de très bon niveau au club d’Agen. Là, je dois dire que ça a été pour moi une rencontre et un déclic. J’ai commencé à m’entraîner avec son groupe et j’ai vraiment progressé. Je me suis alors remise à me préparer très sérieusement. Deux séances par semaine avec Messaoud et deux autres le week end quand je rentrais sur Oloron.

K10 – C’est donc à Agen que tu te lances à nouveau dans un entraînement structuré, mais ce
coup ci sur la course à pied ?
SB – Oui, c’est à ce moment là que j’ai vraiment appris à m’entraîner, que j’ai construit les bases de ce que je connais aujourd’hui. C’est Messaoud qui m’a apporté ça. C’est un entraîneur de haut niveau, il entraîne toujours Benjamin Malaty, un des meilleurs crossman et marathonien français. J’avais noté les séances qu’on faisait. J’avais des petits carnets et je me notais tous les détails des séances. D’ailleurs, j’ai toujours ces carnets … c’est mon côté enseignante certainement ! Même si les choses évoluent, pour moi, je considère que c’est toujours une base, une référence.

K10 – C’est sur cette base de préparation que tu te lances dans la compétition ?
SB – J’étais licenciée dans un club d’athlétisme, donc l’hiver était consacré au cross. Ensuite, on enchaînait sur des courses de 10 kilomètres. Au début, je ne courais pas trop de semi-marathons encore. J’avais déjà 27, 28 ans et pour les courses sur piste, j’étais un peu limitée par ma vitesse. Je n’ai jamais eu des qualités de vitesse, c’était déjà vrai pour la natation. En fait, j’ai toujours eu une grosse caisse, un gros volume !